La maltraitance des enfants est probablement le plus grave des maux de notre société.
L’enfant, en raison de sa faiblesse physique, de sa dépendance économique et juridique a toujours été l’objet de mauvais traitements de la part des adultes. Une situation qui ne peut s’améliorer sans prise de conscience collective et campagnes d’information et de prévention.
QUELLE AIDE PEUT-ON APPORTER AUX ENFANTS MALTRAITÉS ?
Au-delà des mesures de protection sociale et judiciaire, il faut évidemment engager une action de soutien psychologique.
Les traumatismes subis par l’enfant nécessitent souvent un long travail de restructuration. Un praticien doit accompagner les victimes et les déculpabiliser en leur rappelant que l’acte qu’elles ont subi est un acte interdit.
Une des priorités est de restaurer ou d’instaurer la parole absente parce que le mode de relation (coups, abus sexuels, rejet) se situait sur un registre non verbal et parce que parler semblait impossible ou dangereux puisque synonyme de dénonciation.
Pour favoriser l’émergence de la parole, on doit créer un sentiment de sécurité et un climat d’écoute. Dans certaines situations ou chez les très jeunes enfants, la parole est impossible ; les activités de créativité (jeux, dessin, expressions artistiques diverses) sont préconisées.
Le suivi psychologique des enfants maltraités a également pour objectif d’éviter que ceux-ci ne reproduisent les mêmes comportements lorsqu’ils auront âge adulte.