La maltraitance des enfants est probablement le plus grave des maux de notre société.
L’enfant, en raison de sa faiblesse physique, de sa dépendance économique et juridique a toujours été l’objet de mauvais traitements de la part des adultes. Une situation qui ne peut s’améliorer sans prise de conscience collective et campagnes d’information et de prévention.
À QUELLES SANCTIONS S’EXPOSENT LES AUTEURS DE VIOLENCES ?
Le nouveau code pénal précise que :
• Le fait de soumettre une personne à des tortures ou à des actes de barbarie est puni de quinze ans de réclusion criminelle (art. 222-1). Cette infraction est punie de vingt ans lorsqu’elle est commise sur un mineur de quinze ans.
• Les violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sont punies de quinze ans de réclusion criminelle et de vingt ans lorsqu’elles sont commises sur un mineur de quinze ans.
• Le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle lorsqu’il est commis sur un mineur de quinze ans.
• Les agressions sexuelles autres que le viol sont punies de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende lorsqu’elles sont imposées à un mineur de quinze ans.
• Lorsque l'infraction définie à l'article 222-1 est commise sur un mineur de quinze ans par un ascendant légitime, naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur le mineur, la peine encourue est de trente ans d’emprisonnement.
• La tentative concernant ces mêmes délits est punie des mêmes peines.
Au-delà de l’incarcération des auteurs de sévices, un suivi médical doit être proposé. L’idéal serait de l’associer à la période de détention. Les abuseurs sexuels commencent à bénéficier d’une aide psychothérapeutique associée pour certains à un traitement pharmacologique.
Mais si la castration chimique a des effets sur la libido et empêche le passage à l’acte sexuel, elle n’a pas d’action sur d’autres formes de violence.